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Les crises du couple...
(Sans
doute nécessaires pour progresser)
Avant le mariage...
On peut
signaler :
a) le refus de
s'engager alors que l'autre le souhaite.
b) l'enfermement possible dans le présent,
c) l'incertitude,
sans avoir envie ou sans pouvoir faire des projets d'avenir,
dépasser le présent,
d) les
énervements, parce qu'il n'y a pas encore d'engagement l'un
vis à vis de l'autre,
e) La non prise en
compte de l'identité, de la liberté du
conjoint...
Dialogue, les limites !
Pour
tout homme la vie est jalonnée de dangers Vivre à deux
peut amplifier ou diminuer ces dangers. Le dialogue à deux
peut les réduire.
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Notre
capacité à parler dépend d'abord de
notre disponibilité.
Si, elle
est totale. On aborde tous les sujets, c'est le temps de la
découverte (de l'ascenseur
émotionnel).
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Plus tard,
le risque est l'habitude. Les dialogues en profondeur se
font plus rares.
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Puis peut
venir le temps du calme plat, de l'ennui.
On se
connaît, alors pourquoi échanger !
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ATTENTION, le quotidien «
mange » le temps à deux.
Le travail
nous mine, il nous conduit à chercher des temps de
silence ou des temps d'évasion(TV, musique). Du coup
la place de l'autre, l'attention à l'autre
diminue.
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Quelques Sourires :
Le
manque de dialogue, c'est le lot commun de tous les couples. Un
couple qui se parle facilement et bien n'existe pas, sauf dans les
manuels.
Ne pas
déverser sur l'autre son "trop plein" sans préavis. Savoir attendre (mais pas trop
non plus) le bon moment...).
Parler la même langue.
Ce que l'un pense et dit ne correspond pas toujours à ce que l'autre
comprend où attend (cf. à ce sujet l'excellent livre de
J. Gray : Les hommes viennent de Mars
et les femmes viennent de Vénus)
Trouver des
lieux
favorables au
dialogue (le restaurant, la balade à pied, la voiture en
campagne (dans les bouchons ça marche moins bien
:-)
Savoir demander pardon et pardonner
(ce n'est pas un signe de faiblesse mais au contraire de force intérieure
, de volonté et de confiance dans l'avenir et dans l'autre...)
Intégrer
doucement mais sûrement les failles de chacun, ses limites
:
- harmonisation
au quotidien d'une vie sexuelle (c'est moins
fatigant...),,
- harmonisation
entre le temps de couple et celui du travail
- Les
investissements autres : professionnels, les loisirs, les
amis.
Après tout
cela, que reste-t-il pour notre couple ?
Conflits de
fond
La
disparition des temps de dialogue conduit naturellement à
gripper les rouages. Lorsque l'on ne peut plus exprimer sa
différence voire sa souffrance on s'écarte l'un de
l'autre, on prend des distances et l'on s'achemine peu à peu
vers l'indifférence. On va droit dans le mur..
La chute du temps
de séduction est également un moment difficile. L'autre
apparaît dans sa réalité plus contrastée.
C'est l'heure où l'on est appelé à apprendre
à mieux s'aimer soi-même et aimer l'autre tels qu'il
est.
Essayer de se réconcilier
par le biais de la sexualité n'est pas une solution. Le baiser
n'est pas non plus une manière de faire taire
l'autre...
Ni le
baiser, ni le sexe n'aideront à réparer les
brèches (l'enfant non plus, alors pas d'enfant de la crise,
SVP !, vous risqueriez de faire un malheureux de
plus...).
La chute du temps
de séduction est également un moment difficile. L'autre
apparaît dans sa réalité plus contrastée.
C'est l'heure où l'on est appelé à apprendre
à mieux s'aimer soi-même et aimer l'autre tel qu'il
est.
Lorsque rien ne va plus, tout
n'est pas perdu :
1) Ce
que l'on reproche à l'autre, c'est peut-être
un peu de notre
faute. Il n'est pas
assez tendre ? Lui en donnons lui les moyens. Elle ne m'écoute
plus. Est-ce que je lui parle d'amour ...
2) Dédramatisons
! Les crises tout
le monde en a... C'est pas pour ça que le divorce arrangera
les choses (En plus, la femme d'à côté n'a pas
toutes les qualités qu'on veux bien lui donner).
3) Que sont les
crises ? Des moments où nous ne comprenons plus, où
nous ne savons plus qui nous sommes ; d'où silence,
aggressivité, heurts... Ce sont des crises d'identité qui
nous obligent à remettre en question, non pas les valeurs
engagées le premier jour, mais la manière de les vivre
aujourd'hui.
Elles permettent
d'aller plus loin, d'apprendre à s'aimer..
Les
événements, les personnes nous posent alors
radicalement la question incontournable :
- aujourd'hui, qui
est l'homme, qui est l'époux, qui est le père que tu es
?
- aujourd'hui, qui
est la femme, qui est l'épouse, qui est la mère que tu
es ?
- aujourd'hui, quel
est le couple que nous formons ?
S'il y a crise,
c'est que, d'une manière cachée ou inconsciente, "je
n'accepte pas que tu sois autre que moi" : là, dans cette
altérité, est l'enjeu de l'amour.
L'altérité ( est-ce que j'accepte ou
est-ce que je refuse que tu sois autre que moi ? totalement autre que
moi ?) fait tout le bonheur d'un couple (j'accepte ) ou tout le
malheur d'un couple ( je refuse ).
Au creux de la
crise, seules la
vérité et l'humilité permettent de faire des
dépassements absolument nécessaires pour faire grandir
l'amour humain.
4) Parfois,
le passage par un
tiers est une bonne
façon de reprendre en main un dialogue enterré sous un
paquet de linge sale... (ami respectueux et à l'écoute
et pas trop partisan croyant en nous bien sûr, mais ayant fait
l'expérience qu'il lui a fallu croire lui aussi pour traverser
les crises). Parfois les bons conseils ne suffisent pas et le passage
par un Conseil conjugal, médiateur familial,
sexologue) ou homme de Dieu est plus efficace, dans la mesure
où leur distance et leur savoir-faire permet une
médiation respectueuse des deux parties. C'est de toute
façon moins douloureux que le lavage public, via avocats
interposés.
5) voici deux
raisonnements que l'on entend souvent, et qui sont faux :
* le temps
arrangera les choses : c'est faux !
* cette crise ne
concerne que nous deux : c'est faux également ! Quand on est
malade de l'amour et qu'on veut s'en sortir tous les deux ( quand,
malgré tout, on croit encore en la puissance
rénovatrice de l'amour ), il faut avoir l'humilité de
se faire aider par un témoin. L'avenir est aux
humbles.
Transparence ou
connivence ?
La
transparence, c'est un leurre. La vérité n'est pas
toujours pas bonne à dire. Mais à l'inverse, l'autre a
souvent des dons pour comprendre le non-dit (l'habitude a au moins
ses avantages). Alors mesurons nos propos, respectons l'autre dans
ses cheminements et essayons de se parler mieux...
Il y a des tensions
intérieures qu'il faut savoir taire, mais à l'inverse,
il y a des déséquilibres qu'il faut
évoquer.
Dans le couple plus
qu'ailleurs, les avantages acquis, les reproches enterrés ou
dits méchamment sont sources de souffrances
ultérieures.
Un exemple :
Quand
lui fait la vaisselle et le ménage et qu'elle fait la cuisine
et le repassage, il y a équilibre...
Quand les enfants arrivent et que lui ne fait toujours que le
ménage et la vaisselle il y a déséquilibre... Si
on ne l'évoque pas, il y a tension. Et au bout, il y a
rupture...
Version Classique
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Version Moderne
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En matière de
désir, la transparence est à doser.
Dire
ses désirs pour un autre, ses fascinations, ses convoitises,
c'est exprimer, d'une certaine manière, un manque dans le
couple. Mais, si l'autre les interprète comme des trahisons,
c'est qu'il y a péril dans le couple, c'est que dans le fond,
le couple n'est pas en phase. Entre transparence et liberté,
il faut trouver des lieux d'harmonie, d'attention. C'est pourquoi il
est souvent nécessaire de mesurer ce que l'autre a envie
d'entendre.
Le remède,
c'est peut-être l'humour, l'humilité et une certaine
connivence, qui n'est pas du donnant donnant, mais du donnant tout
court.
La tromperie...
:-(((
Quand
on va trop loin, quand on atteint un point de non retour, la
transparence est dangereuse. Elle peut faire mal et provoquer
l'irréparable. Il faut peut-être alors taire sa
blessure, et montrer par plus d'attention à l'autre son
regret. On peut aussi s'interroger sur les causes de son acte et
chercher à réparer ce qui ne va plus.
Un tiers
(conseiller conjugal, ...) peut-être utile...
Autres
conflits
Après la désillusion du départ
(cf plus haut) d'autres écueils nous guettent :
Conseil conjugaux
Recommandé par BDC (sur Paris, la Défense) :
- Christine Krautter (formation AFCCC) 06 07 11 64 41 – Paris 17eme et la Defense
- Valérie David-Bellouard (formation couple et famille) 06 28 06 08 71 – Paris 8eme, 17eme et la Defense
- Conseillère conjugale et familiale ( CCF ) à la Défense et Paris Plus d'infos
Sur Paris
Autres centres...
On les trouve sur Minitel (3611), 3615 BRAIN ou sur
Internet à la rubrique "Conseil conjugaux et
familiaux"
Autres
numéros tirées des premières pages Minitel (sans
garantie) :

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